La Gazette Drouot
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L'agenda des ventes
Chine, dynastie Qing, époque Qianlong (1736-1795). Vase de forme gourde bao yue ping en porcelaine décorée en bleu sous couverte, marque à six caractères en zhuanshu de Qianlong, h. 47,7 cm.
Estimation : 120 000/150 000 €.

À la une
Le répertoire des formes des porcelaines chinoises est varié, les potiers s’inspirant d’abord de vases, coupes et autres récipients archaïques. Une autre source provient des céramiques proche-orientales apportées par les marchands de la route de la soie : ces vases «bleu blanc» apparaissent sous la dynastie des Yuan, d’origine mongole. Et enfin, la nature fournit des modèles. Il est intéressant de noter qu’à l’appellation vase de forme gourde correspondent deux formes distinctes : l’une, que l’on peut comparer à une coquille Saint-Jacques, servait pour transporter l’eau lors des pélerinages et avait été adoptée par les commerçants perses ; l’autre est directement inspirée des fruits de la gourde, plante grimpante annuelle. Toutes ces influences s’associent pour réaliser une production typiquement chinoise qui va faire tourner bien des têtes, et engloutir des fortunes. Suivant leur destination, ces vases gourde dits bao yue ping (vase trésor de lune) se parent de divers ornements. Celui présenté prochainement arbore les huit symboles auspicieux bouddhistes, bajixiang, introduits en Chine, sous le règne des Yuan, par les moines bouddhistes tibétains. La fleur de lotus est le symbole de la pureté par excellence, omniprésente dans toutes les œuvres d’art. La roue de la loi – le dharma – représente l’enseignement du Bouddha sur le chemin de l’éveil, comme la conque matérialise ses pensées. Le parasol a pour équivalent la tête de «celui qui a vaincu» et offre sa protection sur le sentier ardu qui mène à la connaissance pure. Pour proclamer la victoire de son enseignement sur les forces du mal, les esprits tentateurs, on hisse la bannière. Ces symboles éminemment spirituels correspondent à d’autres, images des bienfaits que le respect de la voie apporte aux fidèles. L’urne au trésor contient l’image d’une richesse inexhaustible, d’une longue vie dotée d’une solide santé, qui serait impossible sans la poursuite de la sagesse. Le couple de poissons, représentation du yin et du yang, promet une félicité matrimoniale et une descendance assurée ; ils sont aussi une métaphore pour le chemin de la libération de l’emprise du monde. Le nœud sans fin signifie l’harmonie suprême. Le chiffre huit apporte aussi une notion de prospérité, de sagesse et d’harmonie. L’offre de cette gourde parée de tant de symboles propices était donc considérée comme une récompense, et un souhait de longévité prospère.
Vendredi 31 octobre. Drouot-Richelieu, salle 5.
Millon & Associés SVV. Mme Jossaume, M. Portier.
Chevaux de manège en bois, deux lots de 2 chevaux.
Estimation : 300/400 €
(le lot de 2).

Faites votre cinéma !
Des taxiphones, des menottes, de vieux appareils photo et d’anciennes boîtes aux lettres, des enseignes publicitaires, des plaques de stations de métro ou d’utilité, des pompes à essence, une charrette à bras, un fauteuil de barbier, la statue de la Liberté en résine et des Indiens en bois peint, d’antiques landaus et des raquettes à neige canadiennes… la liste est loin d’être exhaustive concernant cette caverne d’Ali Baba. La provenance de ces 1 600 lots ? La société parisienne Régifilm. Créée en 1959, l’entreprise de location de décors et de costumes pour les particuliers et les professionnels du théâtre et du cinéma ferme aujourd’hui ses portes. Quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers seront suffisants ou nécessaires,  sous le marteau de la maison Ader. En attendant d’autres vacations à l’automne : moteur, auction !
Du lundi 22 au mercredi 24 septembre, 60, rue Amelot, 75011.
Ader SVV.

Mela Muter (1876-1967), Village provençal, huile sur toile, 73 x 92 cm.
Estimation :
35 000/40 000 €.

Le XXe siècle à l'honneur
Les vedettes, comme souvent, se feront attendre jusqu’en fin de séance… Défileront alors une Nature morte de 1963 de Bernard Buffet (60 000/80 000 €), un bord de mer en Bretagne signé Maxime Maufra, Premières lueurs du matin, les falaises de Morgat (15 000/20 000 €), et ce Paysage provençal de Mela Muter, estimé 35 000/40 000 €. De quoi tenter  votre chance, tout comme sur les pièces en pâte de verre ou en cristal de Daum, Lalique et Salvador Dalí, les groupes en corail rouge et autres objets chinois du début du XXe siècle qui les accompagnent…
Lundi 22 septembre, Bernheim Jeune, 83, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008.
Le Brech & Associés SVV.

Contrat de mariage de Bonaparte et Joséphine, acte notarié, expédition authentique signée par maîtres Raguideau et Jousset, 1796, 3 pages 1/4 sur un bi-feuillet monté dans un portefeuille.
Estimation : 80 000/100 000 €.
Les caprices du destin
Quand la petite histoire rejoint la grande, les collectionneurs sont au rendez-vous. Gageons sans risque qu’ils se presseront dès 15 h au domaine de Vert-Mont, à Rueil-Malmaison, pour la vente du contrat de mariage entre Joséphine et Bonaparte, qui clôturera en beauté la seconde édition du Jubilée impérial, organisée dans le cadre des Journées du patrimoine. Quelque 90 000 € sont attendus pour cet exemplaire de la première impératrice... historique suite à la tournure prise par les événements. N’oublions pas en effet que le futur empereur, tout auréolé de gloire militaire, n’a cependant pour lui avant ses noces que «la cape et l’épée», selon les mots du notaire Raguideau. Le contrat prévoit d’ailleurs qu’il n’y aura «aucune communauté de biens entre les futurs époux». Notre bouillant révolutionnaire entend s’unir à une royaliste de cœur, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, mère de deux enfants, veuve trentenaire désargentée et volage d’Alexandre de Beauharnais, guillotiné sous la Terreur. Le couple semblerait mal assorti. Bonaparte met cependant autant d’ardeur dans sa passion pour la belle Créole que dans ses faits d’armes : le 9 mars 1796 il épouse Joséphine, avant de prendre la tête de l’armée d’Italie deux jours plus tard. Brillamment menée, la campagne assure le triomphe de son commandant. Le destin ne tient pourtant qu’à un fil, comme le prouve un autre document : deux pièces manuscrites des 9 et 20 août 1794, en rapport avec l’arrestation de Bonaparte (60 000/80 000 €). Diffamé auprès du Comité de salut public par un compatriote corse, Saliceti, pour des raisons de basse politique, le général de brigade est arrêté sur ordre de son supérieur Dumerbion, général en chef de l’armée d’Italie. Les chefs d’accusation ? Robespierrisme et trahison, rien que cela. Bonaparte ne devra sa libération qu’à ses connaissances militaires, indispensables pour contrer l’ennemi.
Dimanche 21 septembre, Rueil-Malmaison.
Osenat SVV. M. Nicolas.
Luca Carlevarijs (1663-1730), Portrait d’un gentilhomme portant une épée sur une place à Venise, devant l’église et hôpital dei Mendicanti, toile, 48 x 39 cm.
Estimation : 20 000/30 000 €.
Gentilhomme vénitien
Luca Carlevarijs mériterait d’être mieux connu. Si son élève Canaletto a quelque peu fait ombrage à sa notoriété, c’est bien lui qui est à l’origine du védutisme, mouvement stylistique de première importance. Comme nombre d’artistes de cette époque, c’est aussi un homme d’esprit ouvert et aux talents multiples. À la fois peintre, graveur, architecte et mathématicien, il a été élevé à Udine jusqu’à l’âge de 16 ans par son père, lui-même architecte et peintre. Après le décès de ce dernier, sa sœur l’emmène à Venise. Sa carrière s’oriente définitivement sur le chemin des vedute à l’occasion de sa rencontre, à Rome, vers 1680-1690, avec Caspar Van Wittel. Artiste hollandais précurseur dans ce domaine, celui-ci peint des paysages avec un réalisme jusqu’alors inconnu en Italie. Carlevarijs apprend vite. Il publie en 1703 un ouvrage qui fera date, Fabriche e Vedute di Venezia, illustré de vues exactes et virtuoses, qui rendent un bel hommage à la cité des Doges. S’il s’attache, dans ces grands panoramas au chromatisme clair et lumineux, à rendre une perspective rigoureuse et les moindres détails architecturaux, il aime aussi s’attarder sur quelques personnages typiques de la lagune. Notre gentilhomme pourrait tenir une bonne place parmi ces derniers. Le peintre lui a d’ailleurs réservé un traitement particulier : un rare portrait en pied, présenté ici dans son jus, avec un charme indéniable. Fier et droit, il nous regarde, tournant le dos à l’imposante église dei Mendicanti ainsi qu’à l’animation des quais et des canaux. L’homme s’apparenterait à un modèle dessiné sur un important carnet d’études de Carlevarijs conservé au Victoria and Albert Museum, mais aussi à un personnage que l’on retrouve sur plusieurs tableaux de l’artiste. Peut-être s’agit-il d’un de ses proches ?
Samedi 20 septembre, Avignon.
Hôtel des ventes d’Avignon SVV. Cabinet Turquin.
Paris 1773-1774, paire de bougeoirs de toilette en argent, par Louis-Emmanuel Gabriel, reçu en 1773, h. 15,2 cm. Estimation : 8 000/10 000 €.
La vie de château
Réalisée in situ, cette vacation nous fera voyager au cœur des quatre cents ans d’histoire d’une belle demeure familiale.
Le château de La Vieuville, au Châtellier, en Ille-et-Vilaine, dispersera l’ensemble de son mobilier suite à sa cession, par le comte de Villoutreys, à un Canadien amoureux de la Bretagne. Une aubaine pour tous les amateurs de mobilier, tableaux et objets d’art anciens. La première journée nous invitera à découvrir les collections de vénerie et d’armes, ainsi que la centaine de cuivres XVIIe, XVIIIe et XIXe de la cuisine, sans oublier les nombreux meubles et faïences du grand salon et de la salle à manger, présentés à quelques centaines d’euros. Les plus beaux lots feront leur apparition mercredi 24. C’est le cas, par exemple, de la lanterne de l’entrée, un modèle Louis XVI à cage de forme circulaire en verre bombé et bronze doré, prisée 2 000/2 500 € ; ou de l’impressionnant panneau de la chapelle, attribué à Tobias Verhaecht (XVIIe siècle), L’Appel de saint Pierre, à 6 000/8 000 €. La peinture ancienne livrera quelques autres merveilles dont Le Passage de la mer Rouge, XVIe siècle, dépeint par Frans Francken le Vieux et son atelier, dont on attend 8 000/10 000 €. Les amateurs de mobilier ancien trouveront leur bonheur dans le grand salon avec un canapé Louis XV à la belle silhouette ondulée et au décor sculpté de feuillages et coquilles (estimé 2 000/3 000 €), ou une commode malouine XVIIIe en acajou, à façade en arbalète (3 000/4 000 €). De nombreux bronzes sculptés égaieront cet ensemble, qu’ils soient anciens ou plus contemporains comme le Lièvre courant de José-Maria David, attendu à 15 000/18 000 €. Mais que serait un château familial sans son argenterie ? Un ensemble du XVIIIe au XXe se distinguera avec en tête une paire de bougeoirs de toilette réalisés à Paris en 1773-1774 par Louis-Emmanuel Gabriel (voir photo ci-dessus). Ce dernier travailla pour les plus grands orfèvres de son temps tels Germain, Auguste ou Chéret. Des meubles et objets d’art ancien, dans leur jus et avec un pedigree… que demander de plus ?
Mardi 23, Mercredi 24 et Jeudi 25 septembre. Le Châtellier.
Adjug’Art SVV. MM. Portier Th., de Broglie, Dey, Millet, Rullier.

Shiro Kuramata (1934-1991), Tabouret dit Acrylic Stool with Feathers, Ishimuri, 1990, acrylique, aluminium, plumes, 55 x 33 x 41 cm.
Estimation : 25 000/28 000 €.
Le temps suspendu
Figées dans l’acrylique, les plumes stoppent leur chute. Shiro Kuramata s’approprie le temps et donne un nouveau souffle au design japonais. Grâce au mécénat de Fabergé, le tabouret Acrylic Stool est entré, en 1998, dans les collections du musée des Arts décoratifs de Paris. Né à Tokyo en 1934, l’artiste n’a pas tardé à se faire un nom, pour devenir une icône des arts contemporains nippons. Après des études d’ébénisterie et de design et une première collaboration avec la société San-Ai, Kuramata ouvre son propre cabinet en 1965 dans la capitale japonaise, le «Kuramata Design Office». Ses créations s’exportent rapidement, le créateur meublant des boutiques et des maisons dans le monde entier. Son travail est apprécié pour son originalité, ses fastes baroques. Les maisons d’édition  elles-mêmes se l’arrachent, de Vitra à Driade en passant par XO et Capellini. Proche d’Ettore Sottsass et du groupe Memphis dès 1981, il installe finalement son bureau à Paris en 1988. Le designer varie les matériaux, métal, Plexiglas ou bois, et les plie en tous sens pour créer une surprise chez ses clients. Le titre de chacune de ses pièces participe également à ce jeu humoristique. On connaît le guéridon Tutti Frutti, la paire de chiffonniers Side 1, Side 2 et les fauteuils Sing, Sing, Sing. Au Japon, jusqu’au milieu du XXe siècle, le mobilier était quasi inexistant dans les intérieurs, basés essentiellement sur le vide et la mobilité. Tout restait à créer. Shiro Kuramata s’inspire de cette légèreté traditionnelle mais aussi des innovations du design occidental pour réaliser ce tabouret en acrylique. Conçu pour la boutique Spiral, à Tokyo, dans le centre commercial Axis, il fut édité en 1990 à quarante exemplaires. Prélude à une enchère en apesanteur ?
Lundi 22 septembre, Marseille.
Leclere - Maison de ventes SVV.


Jean Marais (1913-1998), Gisèle Touret en « pot aux roses », 1972, huile sur toile, signée, 65 x 81 cm.
Estimation : 1 500/2 000 €.

Musée Jean-Marais
Acteur mythique des années 1940 à 1970, compagnon fidèle de Jean Cocteau et partenaire des plus belles actrices, d’Ingrid Bergman à Catherine Deneuve, Jean Marais était tout cela à la fois et bien plus encore. En 1973, cet artiste aux multiples facettes découvre Vallauris et son art séculaire de la céramique. Il ouvrira deux ans plus tard une galerie en plein cœur de la ville. C’est dans ce même endroit que s’installe en 2002 un espace-musée en son honneur comprenant plus de 150 terres cuites, sculptures, huiles, lithographies, meubles, affiches de cinéma ou photographies retraçant sa vie et son œuvre. Cette collection privée, appartenant aux héritiers de l’artiste, prendra finalement le chemin des enchères. Chacun pourra y trouver un souvenir de cet acteur mythique. Pour une cinquantaine d’euros sont annoncées de nombreuses lithographies, dont des portraits de Cocteau. Des vide-poches en terre rouge de Vallauris se négocieront à hauteur de 80 €, tandis que des vases anthropomorphes ou zoomorphes de la même technique partiront à 200/300 €. Les amateurs retrouveront avec plaisir des lots faisant référence à quelques-uns des plus fameux films dans lesquels il a tourné. Ainsi, une épreuve en résine à patine vert antique rehaussée d’or de la tête de La Bête est attendue à 300/400 €. Parmi les œuvres les plus recherchées figureront un vase aux lézards (600/800 €) et une impressionnante tête de faune bicéphale en terre rouge, prisée 2 000/3 000 €. Sans oublier, à 3 000/4 000 €, une épreuve en résine du Passe-Muraille, dont l’original en bronze est installé à Montmartre devant la maison où vivait Marcel Aymé, auteur de la célèbre nouvelle. La peinture ne sera pas en reste avec le portrait de l’actrice Gisèle Touret en «pot aux roses» et L’Oiseleur, une grande et féerique huile sur panneau prévue à 2 000/3 000 €. Et que diriez-vous d’un portrait de l'acteur pour quelques centaines d’euros ?
Samedi 27 septembre, Antibes.
Étude Carvajal.
XIVe siècle. Coran, partie neuvième, 36 pages in folio, manuscrites et enluminées sur papier.
Estimation : 40 000/60 000 €.
Coran d’Abd el-Kader
Abd el-Kader (1808-1893) est une figure emblématique et historique de l’Algérie, incarnation du combat contre le colonialisme français, dont le coup d’envoi fut la prise d’Alger en 1830 par l’armée de Charles X. C’est à cet homme politique et à cet éternel combattant qu’a appartenu ce coran daté de l’année 789 de l’Hégire (vers 1390). Cet ouvrage de 36 pages in-folio relate, en lettres manuscrites et enluminées sur papier, la partie neuvième du livre sacrée de l’islam, du début de la sourate Al-’Anfal jusqu’au début de la l’Al-Tawba. Son écriture soignée ainsi que le travail très fin des enluminures et des motifs décoratifs, notamment de rosaces colorées, confèrent à cet objet toute sa valeur. Abd el-Kader fut autorisé à commenter le Coran dès l’âge de 12 ans, et deux ans plus tard, il connaissait ce dernier par cœur. Homme de culture et curieux de tout, il est aussi un grand collectionneur. Cet exemplaire restera sa propriété jusqu’à ce qu’il l’offre, à la fin du XIXe siècle, à son secrétaire Léon Roches (1809-1901), comme en témoigne une lettre manuscrite datée du 8 mars 1909 et adressée à M. Garraby par la sœur de Roches. Sont également joints à ce lot un dessin de l’émir et une lettre de ce dernier traduite par Roches : «Louange à Dieu, à M. Léon Roches, seigneur doué des meilleures qualités et aux actions éclatantes (…), je vous informe que votre lettre nous est enfin parvenue après un long silence de votre part qui nous inquiétait. Mais votre lettre est venue nous prouver la constance de votre amitié.» Un document historique de premier ordre pour l’histoire de l’Algérie mais aussi pour celle personnelle d’Abd el-Kader et de Léon Roches. Ce Grenoblois de naissance passa trente-deux années en Afrique avant de devenir consul à Tripoli, à Tunis puis au Japon. Secrétaire et traducteur d’Abd el-Kader de 1837 à 1839, celui qui se faisait appeler el-Hadj est soupçonné par certains d’avoir été un espion à la solde de l’État français…
Samedi 27 septembre, Villefranche-sur-Saône. Guillaumot - Richard SVV. M. Daval.

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